Titres, intertitres : conseils pour écrire un article plus lisible

Lorsque vous rédigez pour le web, vous pouvez aisément optimiser l’attractivité visuelle de votre texte. Cela passe par une clarification des niveaux de lecture, notamment grâce aux balises titre et intertitres. Personne ne lira le fond si vous n’y mettez pas les formes.

Titre, chapeau: les premiers mots de votre article sont essentiels

L’internaute passera 30 secondes en moyenne sur votre page. La structuration d’un article web est capitale pour lui garantir une identification rapide du sujet traité. Elle s’avère également déterminante pour susciter l’intérêt du lecteur potentiel à poursuivre la lecture.

Les journalistes ne sont pas dépaysés sur le fond, mais doivent s’adapter sur la forme. Comme pour un article de presse traditionnel, quatre éléments sont essentiels dans la rédaction d’un article pour le web:

  1. Le titre (balise H1);
  2. Le chapeau;
  3. Le corps du texte;
  4. Les intertitres.

Le chapeau (ou “chapô”) est un texte court de 300 signes maximum. Il est présenté dans un caractère de plus grande taille (et/ou) en gras. Son rôle : précéder le corps de l’article et en encourager la lecture.

Cette accroche obéit à des règles flexibles, en fonction du public visé et du type de sujet, mais on peut considérer que les 100 premiers mots sont primordiaux pour assurer la lecture du reste de la page (le plus loin possible, en tout cas). De nombreux experts SEO considèrent que Google et Bing donnent la priorité au haut du contenu, mais les algorithmes évoluent et les certitudes en la matière sont bien souvent… des suppositions.

Le rôle des titre et intertitres pour structurer l’article

À chaque page web correspond un titre de niveau 1 : c’est le titre affiché dans les résultats de recherche. Il répond à la balise H1 (et ne doit pas être confondu avec la balise <TITLE>). Pour faciliter la lecture sur un écran, les titres de second niveau vont permettre d’organiser le contenu. On parle alors d’intertitre de niveau 2 (balise H2) pour identifier le sujet des différents paragraphes du contenu. Dans le langage courant, l’intertitre peut être assimilé au sous-titre.

Pour créer des intertitres, il ne suffit pas de mettre en forme en utilisant des couleurs, du gras voire (pire) de l’italique. Il faut respecter les normes standardisées. Selon votre CMS (WordPress, Drupal, Dotclear, SPIP), il s’agira de balises de type H1, H2, H3 ou de niveaux Titre 1, Titre 2, Titre 3.

En écrivant pour internet (quel que soit le terminal de réception du contenu, y compris les assistants vocaux), vous acceptez un pacte avec les moteurs de recherche. On sait que ceux-ci affinent le référencement de votre contenu en fonction de ce que l’on appelle les zones chaudes de votre page. Ces zones correspondent peu ou prou aux balises que nous venons d’évoquer et à l’architecture de départ d’un article.

L’importance des paragraphes courts

La lecture sur un écran de smartphone ou une tablette peut être éprouvante. Les sites web s’y sont adaptés ces dernières années, grâce à des modèles de pages dits adaptatifs (“responsive”), qui orchestrent la lisibilité de votre page en fonction de l’écran.

L'importance des paragraphes courts, du titre et de l'intertitre dans la lisibilité d'une page web

Lorsqu’on écrit pour le web, il ne suffit pas de faire confiance au gabarit du site. Il faut également soigner la structure. Là aussi, les balises sont essentielles (titre et intertitres, éléments visuels) pour que le lecteur identifie où il se trouve et quelles portions du texte il souhaite lire. Toutefois, elles ne vous exonèrent pas de la nécessité de créer des blocs lisibles, visuellement acceptables et nettoyés de la plupart des fautes.

Un texte constitué d’un seul bloc long est votre pire ennemi. Plus les paragraphes sont courts (disons équilibrés pour ne pas vous inciter à la médiocrité), plus ils assurent une fixation visuelle chez l’internaute. Chaque paragraphe doit être bref, développer une idée et devenir le plus autonome possible.

Trois conseils pour des paragraphes plus harmonieux

Le contenu doit toujours répondre à la promesse du titre et des intertitres. Ne jouez pas avec le feu en multipliant les mots-clés ad nauseam : cette époque-là est révolue.

Le paragraphe est plus long ? Vous pouvez faire respirer le texte en allégeant la présentation du contenu. Pour cela, utilisez par exemple des listes à puces (énumération), en vous limitant à quelques lignes. N’en profitez pas pour noyer le lecteur dans une liste sans fin.

Enfin, pour mettre en avant certaines portions d’un paragraphe, n’hésitez pas à mettre en valeur une suite de mots en caractères gras (<- comme ceci). Là encore, pour éviter de brouiller la lecture, n’abusez pas de cette technique. Notamment parce qu’elle peut vous être très utile en matière de référencement naturel, notamment en copywriting. Nous y reviendrons.

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